12 novembre 2009

Jesus Lizard et les vieux débris

Jesus LizardLe retour des vieux débris (lire : groupe qui connut une certaine part de succès, qui se sépara et qui se reforma pour s’assurer une retraite douillette tout en plaisant à ses fans) est un phénomène qui aura marqué les années 2000 (quel sera le phénomène de la prochaine décade?). Juste cette année, Montréal a eu droit à la visite des New York Dolls (qui n’en était pas à sa première reformation), OS Mutantes (catastrophique retour au Pop), Butthole Surfers (beaucoup mieux réussi). Sans parler des autres Fleetwood Mac, Kiss (qui n’a jamais véritablement arrêté qu’on peut qualifier, quand même, de vieux, mais surtout de débris) et Guns N’ Rose, qui s’apprêtent à remonter sur scène, il est évident qu’il y a une piastre à faire, surtout quand l’amateur en redemande. Les prochains à s’amener en ville? Jesus Lizard.

Le groupe phare des années 90 s’est taillé une solide réputation de bête de scène. Le chanteur, David Yow a presque tout fait au nom du rock. Il s’est mis à poil, s’est pissé dessus, s’est mutilé, s’est immolé, etc. Bref, il s’est défoncé, a vécu à fond la caisse, mais n’est pas mort, contrairement à d’autres légendes du rock. Le groupe, qui jouit d’une popularité accrue depuis sa rupture, tourne ultimement pour promouvoir la réédition de ses quatre premiers albums studios (et probablement faire le plein). Si Yow est en forme, que le groupe qui l’appuie carbure à cette énergie punk enragé qui le caractérise, c’est un rendez-vous à ne pas manquer.

Jesus Lizard;
Grand Trine;
Vendredi 13 novembre 2009 21 h;
Le National (1220 Sainte-Catherine Est);
25$ + frais de service à l’avance et à la porte.

Photographie non créditée de Jesus Lizard tirée du site web du groupe.

Méchant Cocktail

Cocktail Club SoundsystemLes punks qui, au tournant des années quatre-vingt, se mirent à gratter, à triturer et à égratigner guitares et trompettes le firent, notamment, en réaction contre la frivolité de la scène disco. Quelque 30 ans plus tard, le vilain petit canard effectue un retour en force marqué. Serait-ce dû à la stagnation d'une techno minimale moribonde et d'un manque de plaisir flagrant dans plus d'une forme musicale? Néanmoins, la planète musique disco danse plus que jamais. Et la métropole n'y échappe pas. Heureusement pour toi, Montréal, le collectif Cocktail Club Soundsystem compte bien t'astiquer le mollet.

Formé en 2006, le trio de disc-jockeys composé de DJ ColdFeet, Jonattan Levingstone et Ludaxpack affectionne particulièrement les platines, les vinyles, les ordinateurs qui bruitent, les déhanchements, les chaussures à paillettes et le rhum-coca. Forte d'un esthétisme très post-guerre froide qui se prend pour tout, sauf au sérieux, la bande de joyeux lurons penche dans le mélange de deux parts de funk, d'une part de techno de Détroit et de quelques autres de house délurée, le tout servit sur un lit de disco comme dans le temps. Animé par un désir de faire redécouvrir les classiques du genre, alors que des soirées dites «nu-rave» sont trop à la mode, Cocktail Club s'est donné la mission et le mandat de promouvoir les DJs de la scène locale qui affectionnent leur «dance music» dans une sauce au miel. Ont partagé les platines avec CCS, des DJs de la trempe de Loose Joints, Moonstar, Why Alex Why?, Vincent Lemieux, Simon Called Pierre et plusieurs autres. Après avoir investi des salles de renommée régionale telles que le Blue Dog Motel, le Velvet et la Panthère Noire, CCS résidait, jusqu'à tout récemment, au Zoobizarre. Malheureusement, en raison de la fermeture abrupte du petit établissement de la rue Saint-Hubert, les trois beaux durent déménager. C'est donc avec grand plaisir que CCS convie l'oiseau de nuit ce samedi au, non moins renommé, deuxième étage du Saphir pour une nuit de danse débauchée.

L'ensemble sera accompagné par Paul Charpentier qui anime Mutations sur les ondes de CHOQ.fm.

Cocktail Club Soundsystem
Paul Charpentier (
Mutations, CHOQ.fm)
Samedi 14 novembre 2009
Saphir (3699, rue Saint-Laurent)
4$ à la porte.

Photographie gracieuseté de CCS.

11 novembre 2009

Post-Posté

Je dois admettre avoir délaissé ce blogue dernièrement. Occupé, manque d’intérêt, cours, devoirs, rédactions autres, travail aliénant, blessure, constater mon manque de conviction, désemparé par mes lacunes en communication, réaliser qu’à peu près tous le font mieux que moi? Toutes ces réponses se valent. Néanmoins, je ne compte pas abandonner cet espace où je reste plus que jamais anonyme. Espace que peu fréquentent et que personne ne lit de toute façon. Mais bon… Devrais-je m’en réjouir? Probablement pas! Il paraît qu’on écrit pour se faire lire. Alors à vous maintenant de procéder. Tentez de me découvrir, de me trouver, dans une blogosphère qui se constitue en million de pages plus intéressantes que les miennes. Le besoin d’écrire toujours omniprésent, j’ai consacré énergies à la rédaction de textes qui ne concernent la musique. Texte où les mots peuvent allégrement se jouer les uns des autres, sans nécessiter d’avoir du sens. Un jour viendra où ceux-ci seront diffusés. M’est d’avis qu’ils demeurent plus intéressant que du remâché d’actualité musicale.

Malgré tout, j’en rajoute sur ce sujet qui m’absorbe. Et malgré tout, Montréal continue de vivre sa décente aux enfers culturels. Depuis un mois et quelques jours, on compte deux fermetures d’espaces de diffusion contre lesquelles je devrais m’insurger. C’est, à mon sens, une véritable catastrophe. Le Zoobizarre était un fleuron essentiel de la vie urbaine montréalaise. Un lieu qui ne se voulait en rien complaisant ni prétentieux. Un espace sympathique, à proximité pour nous qui restons au nord du Plateau, où l’on pouvait découvrir les talents de la relève qui œuvrent en marge du quartier des spectacles. Il est inutile d’ajouter, qu’en raison d’un acharnement policier injustifié par les plaintes répétées de voisins sidérés par une vie de quartier commercialisé qui peut bruiter jusqu’à tôt dans la matinée, que ces artistes auront plus de difficulté à trouver des endroits pour se diffuser.

Contre la fermeture du Medley aussi, j’aurai dû pester. Je n’ai jamais particulièrement apprécié la salle à configuration incongrue de la rue Saint-Denis. Il demeure, malgré tout, que cette salle était essentielle à la diffusion des sonorités agressives qui devaient peut-être déplaire à ses propriétaires qui plaident que l’établissement n’est plus rentable. De nombreux artistes de la scène locale métal, ainsi que plusieurs « cover band », devront chercher ailleurs lorsque viendra le temps de monter sur scène. Je ne parle pas des promoteurs tels que BCI et Extensive Enterprise qui auront certainement un mauvais quart d’heure à passer avant de trouver un nouvel espace de diffusion pour les groupes à tendance agressive de renommée internationale qui s’arrête en ville. Ville qui, malgré tout, reste une plaque tournante du monde métal.

Au moins du côté salle de spectacle, il y de l’espoir et des bonnes nouvelles. Comme l’ouverture, il y a déjà un moment (l’avais-je déjà mentionné? je suis en retard), de la salle Le Milieu. Je ne voudrais pas être rabat-joie, mais j’ai la drôle impression que ce n’est qu’une question de temps avant que nos chères forces constabulaires, police culturelle s’il en est une, se mettent sur le dos de l’espace du Mile-End Nord/Petite-Patrie Ouest.

Je ne voudrais pas rester morose, mais j’ai mal à ma ville. Et je ne commencerai pas sur le sujet des élections municipales.

Pour chasser le tout, on peut se consoler en se disant qu’il se fait toujours de la bonne « zigue » à Montréal. Les reportages réalisés par La Blogothèque dans le cadre du dernier Pop Montréal en témoignent.

27 octobre 2009

Du bruit, des mélodies et encore du bruit avec A Place to Bury Strangers

A Place To Bury StrangersAdulé par une poignée de blogueurs et autres lanceurs de nouvelles tendances qui crient au groupe le plus bruyant de New York, A Place To Bury Strangers vient te péter les oreilles, Montréal, et défendre ipso facto son deuxième long jeu : Exploding Head. Réputé pour monter le volume des amplificateurs à douze, le trio de Brooklyn fut évincé de multiples locaux de répétition. Le groupe sera-t-il à la hauteur de son titre de «brisance d'ouïe par excellence» attribué par le prestigieux Washington Post? À en croire les différentes critiques dans l'internet, il n'en fait pas de doute.

A Place To Bury Strangers, dont l'influence se puise dans la coldwave de The Cure et le shoegaze de My Bloody Valentine et autre Jesus and Mary Chain, mais aussi dans le rock spatial presque garage, appuie ses exagérations tapageuses par de solides mélodies. Conscient que la puissance du groupe et son amalgame de fréquences qui accentuent la charge sonore peuvent rapidement rendre l'oreille sensible malade, la tête pensante du groupe, Oliver Ackmann, qui manufacture aussi à ses heures des pédales de distorsion (testées par des Trent Reznor - Nince Inch Nails - et The Edge - U2-) aux noms bizarroïdes comme Total Sonic, Sound Saw et autres, veut que l'auditeur en perdre toutes notions de temps et d'espace.

Inutile d'ajouter que le port de bouchons protecteurs sera de mise.

Dead Confederate et All The Saints se partagent aussi l'affiche.

A Place To Bury Strangers;
Dead Confederate;
All The Saints;
28 octobre 2009
Il Motore (179 Jean-Talon Ouest);
15$ à l'avance et à la porte.

Photographie de APTBS par Andrew Youssef.

22 octobre 2009

Elektra_Lab 2.

Felix-Antoine MorinAu tournant du deuxième millénaire, l'engouement pour la culture et les arts numériques se palpait avec une dévotion presque sacro-sainte par ses amateurs. Depuis, quelque dix ans plus tard, à l'approche de la deuxième décade du millénium, l'emballement semble s'apaiser. On sent que toute une génération d'artistes et de musiciens a choisi de retourner à certains véhicules d'expression artistique plus traditionnels. Il n'en demeure pas moins que nombre de jeunes créateurs choisissent la voie numérique pour s'exprimer et que le festival Elektra s'efforce, depuis dix ans maintenant, de nous les faire découvrir.

Elektra_Lab, un événement satellite du festival qui se déroule habituellement en mai, vous convie, pour sa deuxième édition, à une soirée de concerts ce vendredi 23 octobre à l'Usine C. Cette soirée qui s'adresse aux esprits curieux et aventureux vous invite à découvrir la nouvelle garde d'artistes en arts numériques. Parmi ces talentueux inconnus, il vous sera donné de voir et d'entendre la musique à un bit de Tristan Perich
 (mention aux Prix Ars Electronica, catégorie Digital Musics). Outre la performance du New-Yorkais, l'amateur de bruits électroniques pourra découvrir les talents pointus des Montréalais Félix-Antoine Morin, Frédéric Janelle, Dominic Thibault, Alexander Wilson et Thierry Gauthier. Chaque artiste propose une excursion dans l'expérimentation audiovisuelle, électroacoustique, actuelle et bruitiste.

Le tout débute dès 21h. Pour entrer, l'intéressé devra déverser 12$ et l'étudiant dix. Pour en savoir davantage, visitez le site d'Elektra_Lab.

Photographie de Félix-Antoine Morin tirée de la page MySpace de l'artiste.

13 octobre 2009

Maman, moi aussi, j’veux d’la gomme au sperme

Shortpants RomanceQui a dit que l'idée saugrenue de mélanger le sperme à la gomme balloune ne plairait qu'à une certaine communauté plus joyeuse qu'une autre plutôt orthodoxe établie dans un cossu quartier de la ville de Montréal? Certainement pas les bonnes gens derrière le Festival Sperme et Bubblegum. Depuis 2007, le court festival propose, en deux petites soirées, une ribambelle d'artistes profondément encrée dans le champ gauche de la scène locale. « Au menu : de la violence, du mauvais goût et des amours dysfonctionnelles déclinés dans des gammes oscillant du noise au kraut en passant par le punk et le rock'n'roll. »

Le 15 octobre, défonceront le plancher du sympathique Esco Bar, Shortpants Romance (qui lancèrent une cassette, il y a quelques mois à peine), Teenage Hookers (le nouveau groupe de Dany Marks de CPC Gangbangs et Spaceshits) et Laser Faces (ex-membres de Phil Console, Pornorobo et Half Baked). Le lendemain, la gomme saveur dèche se transporte au Divan Orange où éjaculeront en décibel les Méta Gruau, Pink Noise (qui a ouvert pour Thee Oh Sees au dernier Pop) et Pédo Pedro (que dire de plus?).

Festival Sperme et Bubblegum

15 octobre 2009 à 21h30 :
Shortpants Romance; 

Teenage Hookers;

Laser Faces;
L'Esco (4467a St-Denis);
7$ à la porte.


16 octobre 2009 à 21h30 :
Méta Gruau;
Pink Noise;
Pédo Pedro;
Divan Orange (4234 St-Laurent);
7$ à la porte.


Photographie de Shortpants Romance par Valérian Mazataud tirée da la page MySpace du groupe.

05 octobre 2009

Et les gagnants sont...

Patrick WatsonLe Gala de l'Alternative Musicale Indépendante du Québec (GAMIQ) révélait, hier soir en clôture de Pop Montréal, les gagnants de l'édition 2009. Le groupe de Patrick Watson s'avère le grand gagnant de cette soirée, l'emportant dans les cinq catégories pour lesquels il était mis en nomination. Le groupe rentre donc à la maison avec les convoités prix d'Artiste de l'année, d'Auteur-compositeur de l'année, de Carrière internationale de l'année, du Spectacle de l'année et de l'Album indie pop de l'année. Du côté de la révélation de l'année, c'est sans grande surprise que Cœur de Pirate l'a remporté.

Le gala a été ponctué des prestations de Movèzerbe, Domlebo, Keith Kouna, Yesterday's Ring, Random Recipe, Mad'MoiZèle GIRAF, Hollerado, EXTERIO, Bernard Adamus et La Patère Rose.

Voici la liste complète des vainqueurs.

Artiste de l'année présenté par Artisti
Patrick Watson
(Le prix est accompagné d'une bourse de 1000$)

Auteur-compositeur de l'année présenté par la SOCAN
Patrick Watson
(Le prix est accompagné d'une bourse de 1000$)

Carrière internationale de l'année présenté par le MIMI
Patrick Watson

Spectacle de l'année
Patrick Watson

Révélation de l'année présenté par enMusique.ca
Cœur de Pirate

Album Chanson de l'année
Tu m'intimides - Mara Tremblay

Album Électro de l'année
Beast - Beast

Album Expérimental de l'année
As Seen Through Windows - Bell Orchestre

Album Folk/Country de l'année
Dans la nature jusqu'au cou - Avec pas d'casque

Album Hip-Hop de l'année
Comme à la télévision - Omnikrom

Album Indie Pop de l'année
Wooden Arms - Patrick Watson

Album Indie Rock de l'année présenté par CISM
Labyrinthes - Malajube

Album Métal/Hardcore de l'année
Musique barbare - Mononc' Serge & Anonymus

Album Punk de l'année
The Brains - The Brains

Album Rock'n'Roll de l'année
Cassette II - Band de Garage

Album World de l'année
La mécanique - Kodiak

DVD de l'année
Presque sold out - Vulgaires Machins

Prix Hommage
Jean-Robert Bisaillon

Alors, déçus, heureux, surpris par les gagnants de cette année?

Photographie de Patrick Watson tirée de la page MySpace du groupe.

01 octobre 2009

POP 09 : Franco Pop

Le Monde Dans Le FeuLes festivités de la huitième édition de Pop Montréal se sont solidement mises en branle hier soir et il est maintenant trop tard pour reculer. Restent encore quatre soirs pour découvrir de nouveaux sons, de nouveaux groupes, sombrer un peu plus dans la déchéance que l'abus d'alcool et la trop forte propension pour la fête peuvent créer sur le corps. Avec plus de 400 groupes invités, choisir à quel concert se présenter peut devenir une expérience angoissante provoquant de soudaines crises d'acné postpubères. Pour les poutineurs (qui s'expriment souvent en anglais) qui seraient tentés de découvrir certains artistes d'expression française, sachez que Bande à Part s'associe à Pop pour vous présenter Le parcours francophone.

Malheureusement, il est trop tard pour vous parler du « showcase » de l'étiquette l'Écurie qui mettait en vedette, hier soir au Divan Orange, Chub-E Pelletier, MC LaSauce et Koriass, mais les amateurs de hip hop francophone pourront se reprendre dès vendredi avec Arvida Crew au Quai des brumes. Toujours au petit bar à l'angle des rues Saint-Denis et Mont-Royal, l'ancien cowboy, non moins fringant, Domlebo, présentera les pièces de son premier album, Grand naïf, ce soir à minuit. Ceux, qui on déjà vu Mathias Mental en spectacle, apprécieront à coup sûr le concert de Sally Paradise ce soir. Ce concert a dû être relocalisé au Cabaret Playhouse, en raison de la triste fermeture du Zoobizarre.

Vendredi soir, Le Kid présente son rock teinté de vieilles chansons françaises aux Foufounes Électriques. Toujours dans le rock, mais plus yéyé, Les Bébés Requins seront au Bar Fly. Si vous préférez, par contre, votre yéyé en format électro, rabattez-vous plutôt sur les Handclaps au Gymnase. Si vous privilégiez le rock atmosphérique, style Radiohead, mais en français (donc Karkwa?), Lila dit ça, au Petit Campus, saura vous plaire.

Si vous n'aviez qu'un seul concert à voir en français samedi soir, ne manquez pas Le Monde Dans Le Feu. Soyez à l'heure au Cabaret Plahouse, parce que Le Monde Dans Le Feu, c'est euh! quoi! qu'est-ce qui passe? Comment? C'est déjà fini? L'artiste n'a pas la réputation de s'éterniser sur scène.

Finalement, pour clore le festival, Ariane Moffat et Alexandre Désilet joignent leur effort pour présenter, à la Fédération Ukrainienne, de la pop francophe typiquement made in Montréal.

Photographie de Le Monde Dans Le Feu tirée de la page MySpace du groupe.

30 septembre 2009

POP 09 : Jeunesse Hard-Coeur

Death Before DishonorMesse satanique, incendie d'églises, maquillage macabre, attitude machiste, crucifix à l'envers apologie du meurtre, du sang et de la Bête. Il n'y a pas à dire, le « heavy metal » n'a jamais réellement eu bonne réputation. Musicalement, il ne s'est aidé d'aucune façon : rythmiques abrasives martelées à coup de grosse caisse double, son massif et épais fortement amplifié où les guitares souvent accordées en gamme mineure rugissent, chanteur à la voix de castra ou de taureau en rut, solos de guitare matraqués et interminables. Pourtant, depuis ses origines dans le blues et le rock de la fin des années soixante et soixante-dix, le genre n'a jamais cessé de gagner en popularité, s'adressant à toute une génération de jeunes laissés pour compte. Qui plus est, le Québec, et Montréal particulièrement, sont devenus une véritable plaque tournante de la planète métal grâce à l'apport de groupes à l'influence notable tels que Voivod, Despised Icon et Cryptopsy.

Cette année, Pop Métal laisse une place de prédilection à un sous genre de cette musique si mal-aimée. Le « hardcore » (également issu de la première vague du punk et popularisé aux États-Unis dans les années quatre-vingt, à l'époque Reagan), tout en étant moins mystique, n'est pas pour autant moins brutal et enragé. Le festival s'associe à Extensive Enterprise pour offrir une vitrine de choix à une étiquette en vogue et à surveiller : Deathwish Inc. Le label fondé en 2001 par Jacob Bannon (le chanteur de Converge) et Tre McCarthy a, au cours de sa courte existence, réussi à signer les groupes les plus pertinents et les plus intransigeants d'un style lui même exigeant. Qu'on pense aux Converge, Cursed et Boysetsfire, chaque groupe signé par l'étiquette s'efforce de repousser les limites de l'agressivité d'un genre dont la brutalité pourrait sembler saturée. Seront présents au Underworld le samedi 3 octobre, de la très « hardcore » ville de Boston (qui a, entre autres, mis au monde Slapshot et SS Decontrol), The Carrier, ainsi que les vieux routiers de Death Before Dishonor. Reign Supreme, Steel Nation, Pulling Teeth et End of a Year tiendront aussi l'affiche.

Le party d'ouverture d'Extensive Enterprise se tiendra le 1er octobre au Sipan Pizza
(264, Sainte-Catherine Est). Le festivalier est convié à bouffer de la pizza gratuite avec ses amis « métalleux ».

Pour les festivaliers à tendance agressive auxquels ce « showcase » ne suffirait pas, l'Esco bar, présente jeudi soir quelques groupes les plus incisifs de la métropole. Trigger Effect, qui s'est promis d'éradiquer le rock indie, Barn Burner, qui donne dans le « stoner » rock technique et mélodique et Prevenge (ex-membres de Whiskey Trench, Castevets et Hot Springs) envahiront la petite scène du sympathique bar de la rue Saint-Denis. Les accompagneront, les Calgariens sur la vache folle de MadCowboys.

Ne vous blessez pas, Pop Montréal n'assume aucune responsabilité pour les préjudices physiques subis.


Photographie de Death Before Dishonor tirée de la page
MySpace du groupe.

29 septembre 2009

POP 09 : Des légendes, des vieux de la vieille et de la visite rare

Diamanda GalasAvec ses quatre cents et quelques groupes invités, sans compter Film Pop, Art Pop, Puces Pop, Symposium, une partie de hockey qui fait pop et un theremin géant, se perdre dans la programmation de Pop Montréal, huitième édition, s'avère plus facile que coudre un bouton à quatre trous. En plus d'encourager l'effervescence de la scène locale, tout en promouvant les idoles de demain, le festival de musique et beaucoup plus se donne continuellement le mandat de présenter la crème de la crème de l'avant-garde musicale. L'autrefois petit festival, qui se confirme plus que jamais comme l'un des plus importants en Amérique, sinon de la planète, réussit haut la main à présenter, année après année, une programmation des plus des éclectiques.

Encore une fois cette année, Pop Montréal, qui, même après huit ans, a su conserver ce petit côté brouillon si charmant, ramène des artistes qui se sont forgé une réputation enviable et dont les visites ne s'apprécient que trop rarement.

Avec l'édition 2009, le festivalier qui se respecte pourra choisir dans une palette de grandes légendes incontournables. Dès jeudi, Butthole Surfers, l'incomparable groupe de l'alternative musicale, un des rares à avoir inséré dans sa musique des sons de défécation, se produira à l'Olympia. Les cœurs tendres qui préfèrent les ritournelles pourront se rabattre sur le géniteur de Rufus et Martha. M. Loudon Wainwright III, en personne, présentera son concert à la Fédération Ukrainienne.

Vendredi, les amateurs de post-punk et de no-wave ne manqueront pas le passage au National de Lydia Lunch, qui pour une rare occasion a reformé son groupe Teenage Jesus & the Jerks. Sinon, les vrais indies rockers écouteront le concert de Yo La Tango et ses 25 ans d'indépendance musicale au Club Soda. Les amateurs de punk déçus par l'annulation du concert de The Homosexuals, pourront s'ouvrir au monde du funk et de la soul, style 70, de Lee Fields. Sur scène, on compare le monsieur aux immortels Al Green et James Brown. L'amateur d'art engagé favorisera, peut-être, le concert de Buffy Sainte-Marie à l'église Saint-Jean-Baptiste.

Samedi soir révèle une programmation digne des ligues majeures pour boulimique compulsif. Le tout commence avec la prestation des grands-pères du krautrock. Faust à la Fédération Ukrainienne. Ensuite, les plus aventuriers ne manqueront pas le rare passage de la gothique sorcière au chant lyrique Diamanda Galás pour un concert d'incantations au piano. Le tout se déroule au Théâtre Outremont. Après coup, si le mélomane n'est toujours pas rassasié, il terminera probablement sa soirée au National pour la prestation d'un des groupes phares du mouvement Tropicalia. Os Mutantes y défendra son plus récent album : Haih.

Photographie de la mystique et inquiétante Diamanda Galás par Kristofer Buckle tirée de la page MySpace de l'artiste.

22 septembre 2009

Englouti par la Wavves

WavvesEn mai dernier, Nathan Williams fit les manchettes de l'actualité musicale alors qu'il dut interrompre subitement sa prestation au festival Primavera de Barcelone (Espagne) en raison d'une soudaine crise de nerfs. Quelques jours plus tard, le multiinstrumentiste, et grand coryphée derrière le groupe Wavves de San Diego, justifia, dans son blogue, son accablement par la consommation d'un cocktail explosif d'alcool et d'ecstasy. Excuse qui fut retirée à peine quelques heures suivant sa publication. Cela permit à ses détracteurs d'affubler l'artiste, qui attire de plus en plus l'attention, de lopette et autres qualificatifs tous plus flatteurs les uns des autres.

Alors, englouti par la vague de la hype ce Williams? On ne dirait pas. Tel le Grand Kahuna surfant un tsunami déferlant, Williams fait, plus que jamais, face à la musique. Tournant presque continuellement, le jeune et prolifique compositeur (il a composé et réalisé ses deux premiers albums en un mois seulement) s'amène demain soir à Montréal pour défendre son bruyant mélange de rock « no-fi », saveur No Age et Times New Viking, et de pop subtile enfuie dans une mer sonore bistournée.

Wavves;
Ganglians;
Little Girls;
Tonstartssbanht;
Friendship Cove (215a, rue Murray);
10$ en prévente;
12$ à la porte.

Photographie de Wavves tirée da la page MySpace de l'artiste.

20 août 2009

Quand l'habit fait LeMonk

DJ LeMonk
Montréal a toujours eu la prétention d'être une des pierres angulaires de la scène électronique mondiale. Malheureusement, en raison de l'exode de certains de ses meilleurs artistes et DJs (on pense au The Mole, Sean Kosa et Deadbeat) pour l'Europe, où ces mêmes artistes prétendent qu'il y est beaucoup plus facile de vivre de son art; et ce, malgré l'apport de MUTEK et du Piknic Electronik, la Métropole semble, depuis quelques années, perdre de sa vitalité. Malgré tout, de nouveaux talents émergent constamment. François Lemoine, alias DJ LeMonk, compte bien prendre Montréal et toute la planète électronique d'assaut.


Lemoine, qui détient une formation classique, ayant étudié le violon et la basse, a parcouru le circuit des groupes de rock et alternatifs avant de s'intéresser à la musique électronique en 2006. Il a fait paraître en juin 2008 son tout premier album entièrement autoproduit et réalisé : Cafe... Del... Monko. De l'aveu même du concepteur-producteur, ce premier album, qui camouflait mal un certain manque d'expérience ainsi qu'une méconnaissance du plancher de danse, plaira, fort probablement, aux amateurs de musique lounge à la Saint-Germain et Buddha Bar. Continuant ses expérimentations, LeMonk, qui jouit d'assez de subventions pour se consacrer à son travail à temps plein, penche déjà sur son deuxième album. Avec cette deuxième galette, la musique du DJ, qui souhaite toujours œuvrer en dehors des circuits battus, se voudra plus éclectique et encore plus riche de multitudes de pistes procurant ainsi épaisseur et richesse à l'ensemble. Plus dansantes et agressives, les ambiances ethniques et tribales du long jeu, à paraître à la fin 2009 ou début 2010, ne risquent pas d'égarer l'amateur de techno minimale et de house. Un son plus brut pour plus de hits.

En attendant la sortie de ce nouvel opus et les concerts avec orchestre qui lui suivront, DJ LeMonk vous convie, ce dimanche, au Salon Daomé pour un dj set qui se voudra effréné. Fort d'un passage remarqué au dernier festival Éclipse et à la Winter Music Conference de Miami, Lemoine, qui gagne en expérience grâce à un agenda fort chargé, mixera à ses propres compositions de la tech-house, de la deep-house, des percussions et beaucoup de plaisir.

DJ LeMonk
Seb Fauteux
Salon Daomé (141 Mont-Royal Est)
23 août 2009
4$ en s'inscrivant à l'événement
FaceBook

7$ à la porte

Photographie de DJ Lemonk à Éclipse 2009 par Alexis Cloutier.

19 août 2009

Le GAMIQ dévoile ses nominations

GAMIQ
Le Gala de l’Alternative Musicale Indépendante du Québec (GAMIQ) dévoilera aujourd’hui au Benelux les nominations de son édition 2009.


Artiste de l’année présenté par Artisti
Beast
Cœur de pirate
Malajube
Marie-Pierre Arthur
Patrick Watson

Auteur-compositeur de l’année présenté par la SOCAN
Avec pas d’casque
Mara Tremblay
Marie-Pierre Arthur
Patrick Watson
Yann Perreau

Carrière internationale de l’année
Beast
Cœur de pirate
Karkwa
Malajube
Patrick Watson

Spectacle de l’année
Beast
Karkwa
Malajube
Patrick Watson
Think About Life

Révélation de l’année

Beast
Clues
Cœur de pirate
La patère rose
Marie-Pierre Arthur

Les nominations ont été déterminées par un committé d’environ 200 personnes formé de journalistes, de programmateurs de salles de spectacles et de festivals, de gérants de magasins de disques et de membres d'organismes en provenance de partout au Québec.

Le public est invité à exprimer son vote dans les 17 catégories en se rendant au : www.gamiq2009.com. Sa participation sera comptabilisée à 50% du vote final. L’autre 50% sera déterminé par le même jury qui a voté lors du premier tour. Le vote se terminera le samedi 19 septembre 2009 à 23h59.

Les lauréats seront dévoilés lors d’un gala qui aura lieu le dimanche 4 octobre 2009 au Club Soda dans le cadre du festival Pop Montréal.

Qui, selon vous, chers poutineurs, seront les grands gagnants de la présente édition?

03 août 2009

Danser dans la boue

Osheaga
Osheaga, ô toi, grand manitou! Comment tant de jeunes, festivaliers et fous, font-ils pour, dans la boue, danser sans se casser le cou?

Apprenti, la recette, sache-le, quoique bigarrée, se veut si aisée.

D'intenses intempéries, d'abord doivent se déverser sur une ère publique gazonnée et piétinée.

Aux retentissements d'une pop générique, hystérique, grand public et bon marché, la masse, comme une chose naïve, à se trémousser doit ensuite s'exécuter.

Aux premiers rayons d'un timide soleil après la tempête, tels des vampires en week-end, doivent s'envoler, vers des contrées de roches cursives, les fanatiques désirant s'embouer.

Une fois la mouture solidement empoignée, une visite au canyon se prescrit, où de dames bucoliques guideront la foule dans la merde de décembre.

Pour qu'alors, un seul petit gars, maître de la danse de la pluie, puisse diriger une autre ondée avant d'assécher la fange des bâtards.

Ainsi, après quoi, comme des singes dansant en rosette dans le château de mon antre, le bon temps éclaboussera et nettoiera les restants de la musicalité dilués dans une terre d'obscurité commercialisée.

Yé! Yé! Yez!

Yeah Yeah Yeahs
Photographie de Yeah Yeah Yeahs par Samuel Trottier.

28 juillet 2009

Boo Hoo ne meurt pas

Boo Hoo
Boo Hoo, l'un des secrets les mieux gardés de la scène indie montréalaise, nous présentait en mai dernier leur deuxième album intitulé : Don't die. Sans réinventer un style popularisé dans les années quatre-vingt-dix par les Eric's Trip, Sebadoh et Dinosaur Jr. de ce monde, Boo Hoo fait preuve d'une efficacité certaine grâce à une rythmique atypique, des accords mineurs placés aux bons moments et des mélodies qui ne se font pas prier pour entrer dans la tête. Ce qui ne déplaira pas à l'amateur de musique (à l'instar des membres du groupe) qui aime son indie-rock sans avoir à l'apprivoiser ou à le décortiquer. L'album, entièrement produit et réalisé (avec des revenus provenant de la vente d'une de leurs chansons à la compagnie Mega Bloks) par Boo Hoo et enregistré par David Bryant au studio The Pines, aurait pu jouir d'une production plus soignée et d'arrangements plus complexes. Peut-on vraiment leur en vouloir d'avoir fait avec les moyens du bord? Bien sûr que non, surtout que cet album transpose à merveille l'énergie du groupe en concert. Côté parole, c'est la vie, c'est la mort, c'est drôlement sarcastiquement noir.

Les membres de Boo Hoo rêvent, comme tous musiciens indépendants, de quitter leurs boulots quotidiens et de vivre de leur musique. Pour y arriver, le trio entend jouer le plus souvent possible et prévoit une tournée prochainement. Boo Hoo se produira ce jeudi au Zaphod's d'Ottawa et ce dimanche 2 août, aux Foufounes Électriques en compagnie de Royaume des Morts lors d'un concert en début de soirée (17H). Soyez à l'heure, Boo Hoo est le groupe le plus ponctuel qui soit. En attendant, je vous propose de visionner les vidéoclips réalisés pour les pièces Desperanto et Five (Oh).

Five (Oh)


Desperanto

26 juillet 2009

Sur ÉmoRAGEi

CONDO FUCKS
Fuckbook
Matador

(1.5/5)

La biographie de Condo Fucks sur le site de l'étiquette Matador Records mentionne que le trio originaire de New London au Connecticut revient à l'avant-scène après plusieurs années d'absence pour finalement faire paraître Fuckbook. En fait, tout cela n'est que foutaise et ce qu'il faut savoir, c'est que derrière Condo Fuck se cachent les membres du quasi mythique groupe originaire de Hoboken au New Jersey, Yo La Tango. Fuckbook consiste en un album entièrement composé de reprises, dont le titre rend hommage à l'album Fakebook paru par le même trio en 1990 (on dira ce qu'on voudra, il faut être plutôt prétentieux pour se faire propre hommage).

L'évidence laisse croire que le groupe ait pris plaisir en reprenant ces chansons popularisées par certaines des légendes du rock garage, parmi lesquelles on dénombre les Troggs, Slade, The Kinks, Richard Hell et autres. Musicalement, par contre, l'ensemble reste linéaire, fade et pratiquement hors d'intérêts. Le côté brouillon, qui prouve que la troupe possède un enregistreur quatre pistes et qui transforme Sebadoh III en chef-d'œuvre d'ingénierie sonore, n'empire que cette impression d'entendre le même morceau continuellement. Bien que certaines chansons demeurent réussies (on pense à What'cha gonna do about it (écrite par The Small Faces) ou aux Shut Down (partie une et deux) des Beach Boys (qui n'ont rien à voir avec le rock garage)), la redondance s'installe rapidement en cours d'écoute.

Cet intermède qu'est Condo Fucks décevra peut-être les inconditionnels de Yo La Tango. Par contre, ceux-ci n'auront à patienter que quelques mois, puisque le groupe devrait lancer un nouvel album en septembre.


Desc. : Rock Garage Lo-Fi
R.S.V.A. : Yo La Tango, Boyracer, M.O.T.O.

14 juillet 2009

J't'embrasse Kiss

À l’occasion de sa tournée 35e anniversaire, le groupe culte est venu chauffer la scène du Centre Bell pour nous présenter le concert d’aréna « le plus hot au monde ». Et pour se tenir à la hauteur des attentes du public et de sa propre prétention le groupe, mené par Paul Stanley et Gene Simmons (les deux seuls membres originaux), a déployé toute l’artillerie lourde. Tous les clichés propres à ce type de happening furent au rendez-vous; maquillage cachant à peine les rides des protagonistes, déguisements, bottes à talon, pyrotechnie à répétition, tempête de confettis, éclairage réussi, écrans géants, solo de et de guitare, plateforme, Paul et Gene qui volent dans les airs, des poses de guitare héro; bref la totale.

Si la mise en scène fut impeccable; musicalement, l’ensemble n’était pas si « hot » que ça. La sonorisation au Centre Bell, c’est bien connu, massacre le caractère sonore d’à peu près chaque artiste qui ose s’y frotter. Certaines finales et solos de guitare n’en finissaient plus de finir. Et du côté performances vocales, eh bien, Paul Stanley n’a malheureusement le charme de ses 20 ans.

Photographie par André Pichette de La Presse.

13 juillet 2009

Japandroids au Lambi - 14 juillet

Japandroids
Avec l'époque des loups qui semble maintenant être révolue, la nouvelle mode dans la dénomination des groupes indies tient à combiner deux mots n'ayant point de liens de sens entre eux et n'en former qu'un seul. Parmi ces joyeux jeux de mots, on a eu droit aux Japanther et autres Brasstronaut. Avant que cette folie ne cesse, Japandroids, dont le sobriquet maladroitement inspiré par le duo de Brooklyn ci-dessus mentionné, nous fera l'honneur de nous péter les oreilles ce mardi soir au Lambi après avoir malheureusement annulé un rendez-vous prévu en mai dernier.

Le passage du groupe de Vancouver au dernier Pop Montréal a véritablement bouleversé sa vie. Le duo s'est, en fait, entendu avec l'étiquette torontoise Unfamiliar. Il viendra, par conséquent, défendre son tout premier long jeu paru il y a quelques mois à peine : Post-Nothing. Dans une perspective qui n'est pas sans rappeler l'ère du grunge, la musique de l'androïde hybride est brute, accotée et « distortionée ». Elle demeure, par contre, accrocheuse et à la portée de tous. Si une telle chose que le son des années quatre-vingt-dix existe, Japandroids s'inscrit, grâce à la saturation de ses arrangements, tout à fait dans ce registre.

Japandroids
Slim Twig
Play Guitar
Lambi (4465, Saint-Laurent)
14 juillet 2009
10$ en prévente
12$ à la porte


Photographie de Leigh Righton tirée de la page MySpace de Japandroids.

07 juillet 2009

200e billet

Je me gâte avec une nouvelle qui confirme une fois pour toute que le monde est pas ben!
Vive le
air sex! Beaucoup moins salissant que le real sex!

Polaris

Les prétendants au prestigieux prix Polaris ont été nommés.
Mon choix : Soft Airplanes de Chad VanGaalen!

Bonne chances aux candidats :
Elliott BROOD - Mountain Meadows (Toronto, ON)
Fucked Up - The Chemistry Of Common Life
(Toronto, ON)
Great Lake Swimmers - Lost Channels
(Toronto, ON)
Hey Rosetta! - Into Your Lungs (and around in your heart and on through your blood)
(St. John's, NF)
K'NAAN - Troubadour (Toronto, ON)
Malajube - Labyrinthes
(Montréal, QC)
Metric - Fantasies
(Toronto, ON)
Joel Plaskett - Three (Halifax, NS)
Chad VanGaalen - Soft Airplane
(Calgary, AB)
Patrick Watson - Wooden Arms (Montréal, QC)

01 juillet 2009

Suoni Style Twitter

Isis

Gérard le retardé s'est un peu énervé, le train a bien déraillé, on est tous rentré.
About 2 hours ago from Sala Rossa in reply to Jay Reatard

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Maigrichon japonais hyperactif recherche zoo pour y mettre des bombes.
11:59 PM Jun 27th from Divan Orange in reply to ZooBombs

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NoMeansNo : quand y a en deux, ça va deux fois mieux.
5:38 PM Jun 27th from Divan Orange in reply to Sala Rossa Show

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Robert Millis présente Phi Ta Khon : Ghosts of Isan, documentaire sur un festival païen complètement barge dans la province de Isan en Thaïlande.
4:13 PM Jun 13th from Sala Rossa

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Joe Lally, l'icône indy, humain, intime, intelligent, simple sans être simpliste, engagé à des kilomètres de la prétention.
11:22 PM Jun 9th from Divan Orange

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GloryTellers me glorifie de ses mélodies folks harmonieuses.
11:22 PM Jun 9th from Divan Orange

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Isis : méchant, pesant, encore et toujours impressionnant.
Pelican : besoin de redressements, essentiellement décevant.
11:56 PM Jun 6th from Le National

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De la télévision à la radio c'est bien beau, mais bon Dieu que ça n'sonne pas!
11:48 PM Jun 3rd from Métropolis in reply to TV ON THE RADIO


Photographie de Isis au National par Allen McEachern.

22 juin 2009

De la propagande? Non, c'est non!

Propagandhi NoMeansNo

Semaine faste pour l'amateur de punk rock, alors que deux groupes phares de la scène canadienne se ramènent en ville. Propagandhi et NoMeansNo prendront Montréal d'assaut pour marteler leur message anti-establishment.


Propagandhi sera le premier à s'exécuter alors que les membres du groupe investiront la scène du Club Soda ce lundi pour nous présenter le fruit de leur plus récent effort : Supporting Caste (paru en mars sur G7 Welcoming Committee). Loin de s'assagir avec ce sixième long jeu, la troupe, qui est fièrement établie dans la ville reine des Prairies, la très moche Winnipeg, témoigne, au niveau musical, d'une énergie déferlante d'hardcore et de morceaux où la vitesse est à la limite du speed metal. Dans le propos, Propagandhi, sur un ton toujours aussi revendicateur, s'attaque ouvertement aux différentes guerres de la planète, à l'impérialisme et fustige contre les vilains carnivores mangeurs de viande.

Vendredi, le festival Suoni Per Il Popolo invite les papis du punk rock, les vénérables NoMeansNo. Les vétérans (pour ne pas dire les vieillards) de Victoria prouveront-ils encore une fois qu'ils sont l'un des meilleurs groupes live au pays? Prouveront-ils encore une fois que le futur du punk soit vieux? Avec un savant mélange de punk rock traditionnel et de racines jazzy combiné à une exécution à trancher au couteau, il n'en fait nul doute.

Propagandhi
Strike Anywhere
Humanifesto
Club Soda (1225, Saint-Laurent)
22 juin 2009
16$ en prévente
18$ à la porte, mais c'est complet.

NoMeansNo
The American Devices
Grand Trine
Sala Rossa (4848 Saint-Laurent)
15$ en prévente et à la porte.

Photographies de Propagandhi et de NoMeansNo tirées da la page MySpace des groupes.

10 juin 2009

Moment magique

Hier soir, une véritable petite légende de l’indy rock américain des années 90 mettait les pieds sur la scène du Divan Orange. Joe Lally (ancien bassiste des vénérables FUGAZI), accompagné d’un batteur et d’un guitariste et d’une violoncelliste (pour trois titres), a enfilé sa basse pour nous présenter le fruit de ses efforts solos depuis la mise en hiatus indéfini de la mythique troupe de Washington DC. Devant une foule d’environ 50 têtes, Lally, qui a fait paraître Nothing is underrated (2007) et There to here (2006), nous a offert un concert simple, intime, authentique, véridique, véritable, honnête, attendrissant et humain. Un concert, bref, à des limites de toutes ces immondes légendes du rock qui se la pètent. Cette chanson a cappella en fin de concert aura prouvé que Lally (et tous les membres de FUGAZI) a toujours utilisé son art au service de ses valeurs avant un dessein strictement commercial.

Photographie de Joe Lally et son groupe par Lambert.

03 juin 2009

TV ON THE Suoni Per Il Popolo

TV ON THE RADIO

Depuis quelques années, les bonnes gens derrière l'original quintet
TV ON THE RADIO font l'honneur de leur visite au moins une fois l'an au public montréalais. Cette année, l'équipe du Suoni Per Il Popolo nous fait le plaisir de nous les présenter en ouverture de la neuvième édition du festival, ce mercredi, le 3 juin. Encensé par la critique et par l'intelligentsia artistique (avec David Bowie en tête) à la sortie de leurs trois premiers albums, l'inqualifiable groupe de Brooklyn propose un savant mélange de pop, de soul, de jazz, de psychédélisme et de punk. Parfois blâmé d'être froid, voire même prétentieux, le groupe demeure inimitable et fait bande à part dans le monde de la pop intelligente. Avertissement : TV ON THE RADIO se donne la liberté de réinterpréter ses compositions à sa manière en concert. Dirty Projectors assumera la première partie du concert présenté au Métropolis.

Du son et du peuple
Outre TV ON THE RADIO, l'atypique festival Suoni Per Il Popolo, le préféré des «hipsters» du Mile-End (derrière peut-être le Pop), propose cette année une incursion dans l'univers sonore de certains groupes les plus intéressants de l'avant-garde musicale du moment. Pour une neuvième fois, seront au menu pop expérimentale planante, folk psychédélique, rock garage, noise, jazz, punk rock et les autres sons du spectre des musiques actuelles. Notez que le festival présentera cette année ses concerts dans la traditionnelle Sala Rossa, mais aussi dans plusieurs autres salles, dont le Divan Orange, le Métropolis, le Lion d'Or, le Lab Synthèse, le National, la Casa Del Popolo et le Zoobizarre. Parmi les incontournables de la présente édition du Suoni, voyez la pop de Pas Chic Chic, le post-metal de Isis, le «one-man band» Gerard Van Herk (ex-Deja-Voodoo), Joe Lally (de Fugazi), Tim Hecker, Sir Richard Bishop, les grands-pères du punk NoMeansNo, les rockeurs déjantés japonais Zoobombs et l'enfant prodige du rock garage Jay Reatard.

Pour connaître la programmation complète, visitez le www.casadelpopolo.com.

Photographie de TV ON THE RADIO tirée de la page MySpace du groupe.

01 juin 2009

À l'année prochaine, MUTEK

Thomas Fehlmann.jpg

Je ne reviendrai pas sur ces NOCTURNES 3 et 4 qui furent de grandes déceptions. Surtout cette soirée du samedi au Métropolis qui devrait être à reléguer aux oubliettes par l'équipe derrière l'éclaté festival. Cette soi-disant fête, avec sa «dance-music» digne de certains clubs de banlieue, fut tout simplement d'un mauvais et d'un re-mauvais (l'une des pires des dernières années) grâce, entre autres, à l'exécrable manque de subtilité de la «house» de Dandy Jack et Mathew Johnson et à la légende Carl Craig qui n'aura jamais su embarquer la foule dans son univers, la laissant plutôt s'échapper avant la fin d'une performance qui devait s'étirer jusqu'à l'aube. Si seulement l'ecsta avait cogné encore plus longtemps. Sans l'incroyable «set» du vétéran Thomas Felhmann au Piknic Electronik, cette quatrième journée du festival n'aurait été qu'un parfait désastre.


Reste que, comme à chaque année, MUTEK nous offre son lot de surprises et de déceptions et il y aura eu, en 2009, davantage de surprises que de déceptions. La série A\VISIONS propose, année après année, la découverte de la crème de l'avant-garde en musique électronique. Cette année encore, les The Fun Years, Wolfgang Voigt, Jaki Liebezeit et Burnt Friedman auront prouvé que c'est dans le créneau des musiques plus expérimentales que les aficionados de MUTEK y trouvent vraiment leur compte. Le projet IN/JECT de Herman Kolgen aura fait l'unanimité, Moderat pas. Pour les profanes et les néophytes, il est réconfortant de savoir que le festival semble vouloir poursuivre sa lancée entamée il y a quelques années et offrir un son en dehors du circuit de la «techno-minimale» qui fut si longtemps si chère à MUTEK. La venue des Zombie Zombie, Pilooski, Jachcoozi et Nortec Collective est un bon présage pour les futures éditions du festival. N'oublions pas la place prépondérante accordée par le festival aux artistes canadiens et à la scène locale.

Alain Mongeau, directeur de MUTEK, laissait savoir, mercredi dernier, au cocktail de lancement du festival que l'équipe était déjà penchée sur le canevas de travail des cinq prochaines éditions de MUTEK. Il semble maintenant certain qu'après une décennie au service de sortir la musique électronique de l'underground, MUTEK semble avoir atteint la maturité.

Photographie de Thomas Fehlmann au PIKNIC 1 par Lambert.

28 mai 2009

NOCTURNE1 : MUTEK_10/10

Dans l'histoire de MUTEK, rarement aura-t-on vu une soirée NOCTURNE dans laquelle aucun ordinateur portable n'est utilisé en guise d'instrument. Le bon vieux «laptop» a généralement tendance à refroidir les performances et créer une distance entre l'artiste et l'audience. Le voyage cosmique de MUTEK dans le cadre du premier NOCTURNE, hier soir, fut exonéré de tout ordinateur, faisant, ainsi, toute la place aux bons vieux instruments analogiques. Et quelle soirée fut-elle! Organ Mood en ouverture nous a présenté des pièces en toute simplicité dans un registre près de l'Italo Disco. Turzi nous a paru angoissé avec ses compositions progressives claustrophobes. Zombie Zombie ont démontré qu'ils avaient pris du galon depuis leur brouillonne performance du POP de l'automne dernier. Et Pilooski, qui mettait les pieds pour la première fois en Amérique, a littéralement enflammé le plancher de danse avec des titres s'éloignant du registre techno minimal qui définit le créneau MUTEK.

Au début de la soirée, lors du A\VISIONS1, on peut affirmer, sans gêne, que nous furent plusieurs à somnoler sur les riches textures ambiantes et les fins visuels de nature présentés par Wolfgang Voigt et son projet GAS.

Si vous connaissez peu la musique, mais désirez vous y initier sans vouloir investir dans le coût d'un billet qui peut souvent atteindre les 30$, MUTEK vous invite cette année à sa série PLAY. «PLAY introduit des œuvres inédites de compositeurs locaux, et des œuvres réalisées sur place, fruits de collaborations impromptues ou prévues, répondant aux défis qui sont soumis aux compositeurs présents, notamment l'improvisation. Le projet fait place à une diversité d'artistes et de directions musicales, le dénominateur commun étant l'expérimentation et l'exploration des sons.» Surtout, cette série de concerts est gratuite, ce soir et demain à 22h au Monument National.


Photographie de GAS par Allen McEachern.

MUTEK a dix ans

MUTEK

MUTEK, version 10.0, c'est 150 artistes qui proviennent de dix pays, quatre premières mondiales, sept premières nord-américaines, dix premières canadiennes en plus de nombreuses exclusivités. Une fois de plus cette année, et surtout pour célébrer une décennie au service de la diffusion des arts numériques, MUTEK_10 propose une programmation riche, éclectique qui s'adresse tant aux fins connaisseurs de musique électronique champ gauche qu'aux néophytes.

Le tout commence dès ce soir au
Monument National avec la première canadienne de GAS présenté par Wolfgang Voight. En deuxième partie de ce A\VISIONS 1, MUTEK met à l'affiche, en première mondiale, le projet IN/JECT de Herman Kolgen. Pour continuer la fête, l'action se déplacera à la SAT pour le premier concert de la série NOCTURNE. Celui-ci vous propose un voyage cosmique dans l'univers du Canadien Organ Mood, et des Français Zombie Zombie, Pilooski (première nord-américaine) et Turzi Electronic Expérience, en exclusivité à MUTEK_10. Cette soirée promet d'être l'une des plus intéressante et dansante de la présente édition du festival.

Jeudi, pour la deuxième soirée, les festivaliers seront conviés aux performances de
The Fun Years, Jaki Liebezeit et Martin Tétreault et Michel Langevin dans le cadre d'A\ViISIONS 1. Le NOCTURNE 2, quant à lui, présente au Métropolis une soirée qui donnera dans les basses fréquences. Au menu, les concerts de Appleblim (première canadienne), Deadbeat, Moderat=Modeselektor+Apparat (une autre première canadienne) et Mala.

En plus de ses 50 concerts, MUTEK_10 introduit cette année une nouvelle série appelée INTER_SECTIONS qui propose d'utiliser Montréal comme un terrain de jeux et ainsi consolider MUTEK à titre de joueur de premier plan sur l'échiquier culturel de la Métropole. Outre une exposition de photos version une à neuf de MUTEK présentée dans le métro de Montréal, le festival vous propose EXTRA_MUROS, «une série de projets artistiques en extérieurs transformant divers bâtiments de Montréal en surface de projection.» Les projections débutent dès 21h sur les
Quais du Vieux-Port et ce, pour toute la durée du festival.

MUTEK_10, c'est une programmation gargantuesque de concerts et de performances, mais aussi des conférences et des ateliers où des artistes de la scène des arts numériques vous invitent à des rencontres et des présentations. Pour connaître la programmation complète, visitez le
www.mutek.org.

Je vous invite encore cette année à suivre quotidiennement le déroulement de ce festival qui se veut l'un des plus vibrant et innovateur à Montréal.

22 mai 2009

The National ne remplira pas Le National

The National
En fait, le groupe de Cincinnati, mais expatrié à Brooklyn, se produira ce soir au Métropolis. Deux ans après avoir fait paraître le sublime Boxer, la bande menée par Matt Berninger devrait profiter de son passage dans la Métropole pour présenter des pièces d'un nouvel album (qui se fait attendre) à paraître d'ici la fin de l'année et des morceaux parus sur la compilation Dark Was the Night (lancée plus tôt cette année). Influencé par des ensembles tels Tindersticks et Bruce Springsteen, The National met de l'avant de somptueux arrangements de piano, de cordes et de cuivres laissant toute la place à la voix feutrée du baryton qu'est Berninger. Soirée douce en perspective, mais qui devrait, encore une fois, prouver toute l'efficacité de The National en concert.

En première partie, le groupe sera accompagné de Colin Stetson.

The National
Colin Stetson
Métropolis (59, Sainte-Catherine Est)
22 mai 2009
23$ en prévente
25$ à la porte


Photographie de The National par Sylvere.H. tirée de la page MySpace du groupe.

05 mai 2009

Ce soir

Vous n'en n'avez pas eu assez de l'heure et demi du concert de Maston hier soir? Ou encore, vous n'avez pu mettre la main sur des billets tous vendus (ni même ceux des revendeurs à 60$ l'unité). Consolez-vous le meilleur métal présentement au Canada, Bison B.C. est au Il Motore. Notez bien, que la présentation de votre billet du concert d'hier soir au National vous octroiera un merveilleux 2$ de rabais sur le faramineux prix d'entrée de 12$ à la porte.

Gonzales et son record du monde

Jouer pendant 27 heures continues, il faut être complètement fou. Mais, doutions-nous de folie créatrice de Gonzales. Sûrement pas, non. Reste que le type a décidé de s'attaquer au record Guiness du concert le plus long. Le tout se déroulera à Pari le 16 mai prochain. Dommage que mon séjour à venir dans la ville lumière se terminera cette même journée.

Le festival de Jazz dévoile sa prog en salle

Au premier coup d'oeil, c'n'est pas débile. La série : Les Nuits, si vivifiante dans le passée, me semble franchement ronflante et manque d'exclusivités. Bon... Il y aura Kool & The Gang le premier juillet prochain. Mais à part de ça, je devrai m'attarder plus longuement à cette programmation.

Cliquez ici, pour la consulter

29 avril 2009

Comment devenir gérant d'artiste?

J'en ai personnellement aucune idée, mais j'aurais envie de croire que les gens de la SOPREF, eux, savent comment s'y prendre.

Vous êtes alors cordialement invité à une conférence sur le sujet, ce lundi 4 mai au Divan Orange.

Date : 4 mai 2009
Heure : 19:00 - 22:00
Lieu : Divan Orange
Adresse : 4234, boulevard Saint-Laurent
Ville : Montreal, QC

CONFÉRENCIERS :
M.Sandy Boutin, gérant du groupe Karkwa
M. Patrick Cameron, Cameron Management et professeur à l’école Musitechnic
Ensemble, ils dresseront un portrait du métier en exposant le rôle et les fonctions du gérant ainsi que de la place qu’il occupe tant dans le vie de l’artiste que dans l’industrie musicale au Québec. De plus, ils partageront leur expérience et définiront les qualités fondamentales, les compétences professionnelles et personnelles qui permettent d’espérer être un gérant heureux et efficace!

La conférence d’une durée d’une heure trente sera suivie d’une période de questions de 30 minutes, suite à quoi la salle sera à votre disposition une heure supplémentaire pour favoriser votre réseautage.

COÜT : 15$ membres 25$ non-membres
(info : L’adhésion annuelle débute à 25$)

Nous acceptons un maximum de 80 participants. Veuillez noter qu’une priorité est accordée aux adhérents de la SOPREF.

Pour plus d’informations :
sopref.org

Demain soir

Le party le plus hot en ville demain soir se tiendra au Zoobizarre, alors que Buraka Som Sistema viendra vous faire danser au son du kuduro. Mais, je n'y serai pas et s'est tant mieux. Le Zoobizarre est tout simplement invivable quand il est complet. Zoo-Prod travaille déjà à faire revenir le groupe dans une plus grande salle.

Obits à Montréal le 22 juillet

Je vous en ai parlé à plusieurs reprises. Mais le retour de Rick Froberg me rend fou comme de la... Ce concert sera un incourtable de cette saison chaude à venir et ce même avec le débordement de concerts à prévoir en raison de nombreux festival estivaux.

L'hedomadaire culturel ICI ferme

Oh la la!
Ça ne va véritablement pas dans le domaine des médias... Il m'est d'avis que le ICI, même si la propriété de Quebecor, était un incontournable de la scène culturelle montréalaise et offrait un contenu beaucoup plus dynamique que son concurent Voir. Le communiqué émis par l'empire Péladeau ne fait aucune mention du Mirror (le penchant anglophone du ICI). La fermeture éventuelle de cette publication serait, à mon avis, une véritable catastrophe.


Voici le communiqué de presse qui a été émis plus tôt aujourd'hui :


MONTRÉAL, le 29 avril 2009 – La direction des journaux urbains de Corporation Sun Media annonce qu’elle publiera cette semaine la dernière édition papier de l’hebdomadaire montréalais ICI, un témoin particulièrement dynamique de la vie et de l’actualité culturelle et sociale de la métropole québécoise depuis la parution de sa toute première édition en 1997.


Des efforts de longue dateAprès plus de 10 millions de dollars investis, une détérioration accélérée par la situation économique et une expectative de rentabilité devenue inexistante, la direction n’a eu d’autres choix que de mettre fin aux opérations de l’hebdo dans sa forme actuelle. Malgré la précarité persistante de la situation financière d’ICI, Sun Media a multiplié les efforts, au cours des dernières années, pour éviter que cesse sa publication. « Nous avons repositionné le journal, avons modernisé sa grille graphique et fait appel à des chroniqueurs qui proposaient des points de vue originaux et percutants sur l’actualité, bref, nous n’avons ménagé aucun effort et exploré toutes les avenues possibles avant de prendre cette décision », poursuit Christianne Benjamin.


« Malheureusement, compte tenu de la crise qui sévit dans l’industrie de la presse écrite, de même que de la chute dramatique des revenus publicitaires des journaux, qui constituaient la seule source de revenus d’ICI, nous avons dû nous résigner. »« C’est une décision qui a été difficile à prendre, surtout quand je pense au formidable travail qu’accomplissaient l’équipe de rédaction, les chroniqueurs et les collaborateurs du journal, de même qu’à la grande fidélité de nos lecteurs et de nos annonceurs », a déclaré Mme Christianne Benjamin, vice-présidente, Journaux urbains gratuits de Sun Media.Maintenant sur le web et dans le quotidien gratuit 24 h.


Bien que le journal ICI cesse sa publication, ses lecteurs pourront retrouver la plume de certains de leurs chroniqueurs préférés sur www.24heures.ca dans la section ICI et sur www.canoe.com/divertissement/chroniques ainsi que chaque jeudi dans le nouveau cahier ICI du quotidien gratuit 24 h.


La fermeture de l’édition papier de l’hebdo entraîne la mise à pied de neuf employés permanents.

26 avril 2009

La soirée des Hanson Brothers au Canada

Hanson Brothers
Alors que la saison des Canadiens s'achevait abruptement (ils ont frappé un ours) mercredi passé, les Hanson Brothers s'amenaient au Il Motore jeudi dernier pour faire perdurer, grâce à une bonne dose de «puck-rock», la fièvre des séries une dernière fois avant la belle saison.


Les vétérans de Vancouver, dont l'équipe locale, les Canuks, est toujours en compétition pour le trophée de Lord Stanley (ramenez la coupe au pays, les boys), ont su mettre en place un solide échec avant à base de «punk rock » à trois accords en quatre temps et s'imposer ainsi devant un adversaire qui semblait vécu d'avance. Les vieillards qui, à l'instar de Claude Lemieux, tentaient un retour au jeu, ont enfilé les passes rapides entre chaque chanson influencée des Ramones pour étourdir une foule conquise qui chantait à l'unisson et à poing levé les paroles de Johnny Hanson. Donnant leur 110% le long des bandes pendant soixante minutes grâce à des feintes tirées de son propre répertoire, mais aussi de No Means No, son alter ego qui sera à la Sala Rossa lors de la neuvième édition Suoni Per Il Popolo, et d'autres reprises, le groupe aura eu besoin de trois prolongations pour marquer le but vainqueur avec The Hockey Song de Stompin' Tom Connors. Pour que cette chanson devienne le nouvel hymne national de notre beau pays qui s'étend d'un océan à l'autre, merci de communiquer avec le représentant du gouvernement fédéral de votre comté.

Photographie de la deuxième étoile du match, Robbie Hanson, par Lambert.

19 avril 2009

Achetez un disque

Bon...
Même si je suis en retard d'une journée sur celle-là, il n'est jamais trop tard pour encourager son magasin de disque indépendant favori. En ces temps de crise de récession, ils ont besoin de votre support plus que jamais, et ils sont toujours à votre service pour faire découvrir de belles nouveautés.

En voici quelques un à Montréal :

Atom Heart
Death of vinyl
Cheap Thrills
L'Oblique
Phonopolis

Bon achat!

14 avril 2009

Phil Spector coupable

Selon le Los Angeles Times, Phil Spector (l'inventeur d'une technique d'enregistrement appelé : le mur du son) a été reconu coupable du meutre au second degré de Lana Clarkson (une petite amie). Ägé de 69 ans, il ferait face à 18 ans d'emprisonnement.