Le retour des vieux débris (lire : groupe qui connut une certaine part de succès, qui se sépara et qui se reforma pour s’assurer une retraite douillette tout en plaisant à ses fans) est un phénomène qui aura marqué les années 2000 (quel sera le phénomène de la prochaine décade?). Juste cette année, Montréal a eu droit à la visite des New York Dolls (qui n’en était pas à sa première reformation), OS Mutantes (catastrophique retour au Pop), Butthole Surfers (beaucoup mieux réussi). Sans parler des autres Fleetwood Mac, Kiss (qui n’a jamais véritablement arrêté qu’on peut qualifier, quand même, de vieux, mais surtout de débris) et Guns N’ Rose, qui s’apprêtent à remonter sur scène, il est évident qu’il y a une piastre à faire, surtout quand l’amateur en redemande. Les prochains à s’amener en ville? Jesus Lizard.Le groupe phare des années 90 s’est taillé une solide réputation de bête de scène. Le chanteur, David Yow a presque tout fait au nom du rock. Il s’est mis à poil, s’est pissé dessus, s’est mutilé, s’est immolé, etc. Bref, il s’est défoncé, a vécu à fond la caisse, mais n’est pas mort, contrairement à d’autres légendes du rock. Le groupe, qui jouit d’une popularité accrue depuis sa rupture, tourne ultimement pour promouvoir la réédition de ses quatre premiers albums studios (et probablement faire le plein). Si Yow est en forme, que le groupe qui l’appuie carbure à cette énergie punk enragé qui le caractérise, c’est un rendez-vous à ne pas manquer.
Jesus Lizard;
Grand Trine;
Vendredi 13 novembre 2009 21 h;
Le National (1220 Sainte-Catherine Est);
25$ + frais de service à l’avance et à la porte.
Photographie non créditée de Jesus Lizard tirée du site web du groupe.

Adulé par une poignée de blogueurs et autres lanceurs de nouvelles tendances qui crient au groupe le plus bruyant de
Au tournant du deuxième millénaire, l'engouement pour la culture et les arts numériques se palpait avec une dévotion presque sacro-sainte par ses amateurs. Depuis, quelque dix ans plus tard, à l'approche de la deuxième décade du millénium, l'emballement semble s'apaiser. On sent que toute une génération d'artistes et de musiciens a choisi de retourner à certains véhicules d'expression artistique plus traditionnels. Il n'en demeure pas moins que nombre de jeunes créateurs choisissent la voie numérique pour s'exprimer et que le festival
Qui a dit que l'idée saugrenue de mélanger le sperme à la gomme balloune ne plairait qu'à une certaine communauté plus joyeuse qu'une autre plutôt orthodoxe établie dans un cossu quartier de la ville de Montréal? Certainement pas les bonnes gens derrière le Festival Sperme et Bubblegum. Depuis 2007, le court festival propose, en deux petites soirées, une ribambelle d'artistes profondément encrée dans le champ gauche de la scène locale. « Au menu : de la violence, du mauvais goût et des amours dysfonctionnelles déclinés dans des gammes oscillant du noise au kraut en passant par le punk et le rock'n'roll. » 
Les festivités de la huitième édition de
Messe satanique, incendie d'églises, maquillage macabre, attitude machiste, crucifix à l'envers apologie du meurtre, du sang et de la Bête. Il n'y a pas à dire, le « heavy metal » n'a jamais réellement eu bonne réputation. Musicalement, il ne s'est aidé d'aucune façon : rythmiques abrasives martelées à coup de grosse caisse double, son massif et épais fortement amplifié où les guitares souvent accordées en gamme mineure rugissent, chanteur à la voix de castra ou de taureau en rut, solos de guitare matraqués et interminables. Pourtant, depuis ses origines dans le blues et le rock de la fin des années soixante et soixante-dix, le genre n'a jamais cessé de gagner en popularité, s'adressant à toute une génération de jeunes laissés pour compte. Qui plus est, le Québec, et Montréal particulièrement, sont devenus une véritable plaque tournante de la planète métal grâce à l'apport de groupes à l'influence notable tels que
Avec ses quatre cents et quelques groupes invités, sans compter
En mai dernier, Nathan Williams fit les manchettes de l'actualité musicale alors qu'il dut interrompre subitement sa prestation au festival 













